Bonjour,
Vous pouvez en principe cumuler votre poste de documentaliste avec une activité complémentaire, mais le régime n'est pas le même selon ce que vous faites exactement.
La création et la vente d'"œuvres de l'esprit" (par exemple e‑books, vidéos de formation, modèles de sites, visuels ou textes originaux), relèvent de la « production d'œuvres de l'esprit » qui est expressément admise comme activité libre pour les agents publics : vous pouvez donc créer ces contenus et en percevoir les revenus sans autorisation préalable, à condition de respecter le secret professionnel et de ne pas utiliser de données ou moyens de votre service pour cette activité
En revanche, dès que vous sortez de la simple exploitation de vos droits d'auteur pour entrer dans une activité structurée de services (par exemple prestations régulières pour des clients, gestion d'un portefeuille de sites pour des tiers, community management, etc.), vous basculez dans une « activité privée lucrative » : soit elle rentre dans la liste des activités accessoires autorisables (enseignement, formation, activités culturelles, etc.), et vous devez alors demander une autorisation écrite de cumul à votre employeur avant de commencer ; soit elle prend la forme d'une véritable entreprise (micro‑entreprise par exemple), et il faudra en plus vérifier si vous pouvez légalement créer/reprendre une entreprise, ce qui est beaucoup plus encadré
Concrètement :
1) si vous vendez vos propres contenus (livres, vidéos, templates...) via des plateformes, vous êtes dans le cadre des œuvres de l'esprit et pouvez percevoir des droits d'auteur sans demander d'autorisation ;
2) si vous voulez en faire une activité de services (auto‑entrepreneur en "création de sites" ou "conseil IA" par exemple), vous devez d'abord solliciter par écrit l'autorisation de cumul, en détaillant la nature de l'activité, son volume et la rémunération, et attendre la réponse de l'hôpital avant de vous immatriculer.
Bien à vous
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il y a 8 heures
Merci pour votre retour.
En résumé, si j'ai bien compris vos propos très éclairants :
- si les produits que je vends/souhaite vendre sont achetés tels quels/tels que je les ai conçus, par exemple un e-book ou une formation vidéo que j'ai réalisé sans qu'elle corresponde / s'adapte à une demande, je serai dans le cas n°1 car mon produit n'est pas entre guillemet pas personnalisé / à la demande d'un client, c.a.d. il est vendu/acheté tel quel.
- Mais une société / un contact me demande si je peux lui concevoir une vidéo, des publications pour les réseaux sociaux, ou bien encore un site web personnalisé pour son activité professionnelle (qu'il m'achètera donc ensuite), je serai dans le cas n°2 car je personnalise un produit qui correspond à la demande du client.
1) Ai-je bien entre guillemet "résumé" la situation ?
A la base, je souhaiterai conserver mon travail et bénéficier d'un complément de salaire, mais que ce soit un complément de salaire pour "arrondir les fins de mois" comme on dit..., je ne souhaite pas devenir auto-entrepreneur ou autre sur le principe. Je ne souhaite pas non plus y passer des heures, ce serait vraiment une activité d'appoint entre guillemet, tant au niveau salaire que du temps passé...
2) De plus, dans le cas du cas n°1, vous employez le terme de plateforme, cela veut dire plateformes marketing de vente "grand public" comme Amazon, système-io ou autre ? ou de plateformes type réseaux sociaux ? ou d'un site web propre / page web qui m'appartiendrait ?
3) Dernière question, dans le cas n°1, il n'y a pas besoin de prévenir ou d'informer mon employeur (sans tout ce qui englobe la notion de demande d'autorisation) légalement parlant ? Pour l'instant, j'en suis au stade pur et dur de la réflexion et de la prise d'information, le but étant de conserver mon emploi et de voir ce qui peut être possible niveau complément de salaire, si tant est que ce soit possible. C'est un sujet très "touchy", d'où mes demandes de précision...
Encore merci pour votre retour et votre aide précieuse,
Yann
il y a 7 heures
Oui, votre résumé est bon : la vente d'e-books, de formations vidéo ou de contenus standard relève en principe d'une activité de vente de contenus numériques « non personnalisés » (cas n°1), alors que la création sur mesure pour un client (vidéo, posts réseaux sociaux, site web dédié à son activité) relève d'une véritable prestation de service personnalisée (cas n°2).
Même si vous souhaitez une activité d'appoint, dès lors que vous vendez de façon habituelle, avec un but lucratif, vous entrez dans une logique d'activité professionnelle, ce qui conduit normalement à déclarer l'activité (micro-entreprise, par exemple) et à payer cotisations et impôts, y compris si les revenus sont modestes et le temps limité.
Le terme de « plateforme » vise surtout les sites qui mettent en relation plusieurs parties ou hébergent vos ventes (Amazon KDP, marketplaces, plateformes d'hébergement de formations, etc.) et, juridiquement, ces opérateurs ont des obligations spécifiques d'information envers les utilisateurs et consommateurs (notamment sur le statut pro/particulier des vendeurs et sur les règles applicables
.
Vous, en tant que vendeur, avez aussi une obligation d'information précontractuelle claire et loyale vis‑à‑vis des acheteurs (caractéristiques essentielles du contenu, prix total, éventuellement droits du consommateur), que vous vendiez via une grande plateforme, les réseaux sociaux renvoyant vers un système de paiement, ou votre propre site.
Bien à vous
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Merci beaucoup pour vos réponses, vous êtes top !
il y a 3 heures
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